Conférence de printemps du 6 juin 2019

Le 6 juin 2019 aura lieu notre conférence de printemps à Paris à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 14e (voir ci-jointe).

Georges Brandstatter : Passeur de Mémoire, artiste peintre, diplômé de l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers, Belgique

Combattants juifs dans les armées de la Libération, 1939-1948, témoignages

Roger Bensadoun : Ancien praticien hospitalo-universitaire

Henri Bendasoun, médaillé de la Résistance, officier de l’armée de l’Air, juif et franc-maçon : toute une Histoire

Vous voudrez bien confirmer votre présence à la conférence à contact@compagnons8nov1942.org

 

 

Cérémonie pour toute la Résistance au Mont Valérien/Arc de Triomphe le 25 mai 2019

Le 25 mai 2019 a été célébrée au Mont Valérien la Résistance, toute la Résistance. Nous étions présents au nom des Compagnons du 8 novembre 1942, avec ce drapeau fabriqué en leur mémoire. Le logo du drapeau est repris du logo originellement utilisé par l’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942, qui avait été créé par Louis Bénisti, artiste peintre et ami de Camus. Jean-Pierre Bénisti, son fils, nous a légué les initiales de son père pour les mettre au coin inférieur droit du logo.

Nous sommes venus pour rappeler à l’Histoire cette partie de la Résistance, qui permit un tournant peu connu, mais décisif dans la Seconde Guerre mondiale, le premier débarquement allié réussi en terre française.

Ci-jointes quelques photos et une petite vidéo de l’évènement.

 



Présentation collégiens:lycéens Mont Valérien 25-5-19



Défilé drapeaux Mont Valérien 25-5-19



Port de drapeau Mont Valérien 25-5-19


Drapeaux Mont Valérien 25-5-19



Cérémonie Mont Valérien, fascination d'enfant 25-5-19



Cérémonie Arc de Triomphe 25-5-19

Cercle de lecture vendredi 26 octobre 2018 à Paris

Les Compagnons du 8 Novembre 1942

Actes de Résistance – Mémoire et Recherche

Compte-rendu 

Cercle de lecture 

Vendredi 26 octobre 2018

À la MVAC du 14e à Paris

Présents : Jean-Pierre Bénisti, Elsa Calando, Nicole Cohen-Addad, Francine Conchondon, Kejandro Sierra, Liliane Temime-Girard, Pierre Uzan, Marc Vimont

Deux livres ont été présentés :

Les Américains en Algérie, 1942-1945, Alfred Salinas (Éd. L’Harmattan, 2013)

Juifs et Musulmans en France, le poids de la fraternité, Ethan Katz (Bélin Éditions, 2018)

LES AMÉRICAINS EN ALGÉRIE

1942-1945

Présentation : Marc Vimont

Ce volumineux ouvrage de près de 400 pages paru aux éditions L’Harmattan en 2013 est venu opportunément combler une importante lacune dans l’historiographie de la seconde guerre mondiale. Fruit d’un méticuleux travail de recherches de l’auteur, notamment dans les archives gouvernementales de Washington, les témoignages écrits ou oraux des nombreux protagonistes, ainsi que dans les journaux de l’époque, il retrace de façon complète, exhaustive, les trois années de présence américaine en Algérie entre

1942 et 1945.

Il n’est pas possible de résumer un ouvrage aussi détaillé et circonstancié. Fort heureusement son découpage en chapitres et sous-chapitres facilite grandement la recherche et la lecture. Le plus remarquable dans cette étude historique est la rigueur

avec laquelle elle a été conduite. Toutes les sources dans lesquelles l’auteur a puisé sont référencées et justifiées en fin de chaque chapitre. Toujours attentifs aux menus détails et avec un goût marqué pour les traits d’atmosphère, Alfred Salinas déroule, chapitre

après chapitre, la chaîne des événements militaires, politiques, diplomatiques survenus en Algérie entre le moment clé du débarquement des alliés en novembre 1942 et la signature de l’Armistice du 8 mai 1945 à Berlin. Concernant la grave crise militaire qui accompagna l’opération Torch, il décrit les combats meurtriers qui ont opposé les troupes vichystes aux forces anglo-américaines à Oran, sa ville natale, et au Maroc, tandis qu’à Alger l’effusion de sang a pu être évitée grâce à l’action du « Groupe des Cinq » appuyé par une petite armée de jeunes résistants algérois, avant tout anti-vichystes.

Ces combats fratricides, heureusement, ne vont pas durer. On assiste assez rapidement à un retournement de la situation. Le clan vichyste du commandement français se rend à la raison et décide de ne plus traiter les Américains en ennemi. Qui plus est, il va se projeter dans une coopération avec l’objectif de rentrer à nouveau dans la guerre à leurs côtés. Alger, durant les trois années de présence américaine, a été le théâtre d’un affrontement d’un tout autre ordre, politique celui-là. 

Ce qu’on a appelé la guerre des chefs entre de Gaulle et Giraud est fort bien racontée par Alfred Salinas. Alors que Churchill soutenait politiquement et financièrement de Gaulle, le Président Roosevelt avait dès le départ choisi Giraud comme son champion. Le chef de la France libre n’était pas bien en cour à Washington. Aussi, lorsque dès son arrivée en Algérie, le 30 mai 1943, il fit connaître son intention de devenir le président unique de l’instance créée avec Giraud sous le nom de Comité français de libération nationale (CFNL), il mécontenta fortement le Président américain qui jugea inacceptable ses exigences politico-militaires. 

Une clarification s’imposait sur le partage des responsabilités entre les deux généraux français. Réuni en vue de rechercher un compromis, le Comité national ratifia finalement la position américaine. Giraud était confirmé dans ses fonctions de commandant en chef de l’armée d’Afrique ; de Gaulle, quant à lui, obtenait le commandement des autres forces continentales, dont celle de la résistance. L’accord validait purement et simplement la situation de fait existant. Mais, remarque Alfred Salinas, les services d’information de la France libre se chargèrent de faire de de Gaulle un héros pour avoir défié la super-puissance américaine. Il faut rappeler à ce sujet que le mouvement de la France libre disposait d’une heure d’antenne à la BBC chaque jour et alimentait largement les actualités filmées de l’époque en images sur les événements

d’Afrique du Nord. 

Ainsi, de Gaulle dut s’accommoder encore pour quelque temps de la coprésidence du CFLN. Mais dès que les circonstances lui parurent plus favorables, lorsqu’il sentit le soutien des Américains à son rival moins affermi, il repassa à l’offensive. Insensiblement, observe Salinas, la machine gaulliste grignota les positions de pouvoir … Jusqu’au coup d’estocade final : le 9 novembre 1943, soit un an après le débarquement des alliés, Giraud et ses partisans étaient exclus du CFLN.

 JUIFS ET MUSULMANS EN FRANCE

    LE POIDS DE LA FRATERNITE

      Présentation: Nicole Cohen-Addad

Ethan Katz nous invite à partager avec cet ouvrage les fruits de dix années de recherches érudites sur les relations entre juifs et musulmans, dans l’espace colonial d’Afrique du Nord d’abord, puis après les indépendances, sur le territoire de la métropole.

Comment ces deux groupes ont-ils co-habités ? Il se dégage de cette grande enquête, qui couvre près d’un siècle, l’idée dominante que la tendance à réduire des catégories de Français à leurs seules identités culturelles ou religieuses est récente. Ce sont successivement la question coloniale en Afrique du Nord, puis le conflit israelo-palestinien au Proche-Orient qui ont développé des ferments de discorde et creusé un fossé entre juifs et musulmans.

À titre d’exemple, Ethan Katz décrit et analyse comment la coexistence entre communautés, de fraternelle qu’elle était, est passée à une opposition marquée, sous l’effet de ces événements, dans trois grandes agglomérations urbaines : Paris, Strasbourg et Marseille.

Entre informations statistiques, témoignages personnels, extraits d’articles de presse, l’historien américain nous livre une étude équilibrée et tout en nuances sur les interactions qui ont transformé au fil du temps les relations entre juifs et musulmans.

Regrettons cependant qu’un facteur important ait été passé sous silence par l’auteur : l’influence de l’islam importé de l’Arabie Saoudite ou du Qatar en France.

Colloque international à Paris au musée de l’Armée dimanche 25 et lundi 26 novembre 2018

Programme colloque 2018

 

Seconde Guerre mondiale en Afrique du Nord

8 novembre 1942,Résistance et Débarquement allié

Études des contextes politiques, historiques et culturels

Colloque international

  25 et 26 novembre 2018

  

Musée de l’Armée

Auditorium Austerlitz

Paris, France

Le colloque international est organisé par l’association Les Compagnons du 8 Novembre 1942 – Actes de Résistance – Mémoire et Recherche, en alliance avec l’Association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques en Afrique du Nord (ARDIEP).

Le colloque est soutenu par la Direction des patrimoines, de la

mémoire et des archives (DPMA) du ministère des Armées, le musée de l’Armée, avec le concours des Archives Nationales.

   

Ce colloque s’inscrit dans une suite de colloques internationaux annuels historiques et culturels de l’association « Les Compagnons du 8 Novembre 1942 – Actes de Résistance – Mémoire et Recherche ». Il a pour ambition d’apporter à la connaissance du grand public le fruit de recherches récentes et innovantes (données et/ou analyses).

Cette année sera consacrée aux trois pays du Maghreb dans la Seconde Guerre mondiale (Maroc, Algérie, Tunisie).

La partie historique apportera de nouveaux éclairages sur les développements militaires, les résistances, les camps d’internement, les populations civiles, les mouvements nationalistes, les imbroglios politiques.

La partie culturelle abordera le cinéma et la musique.

Ce programme est assuré par de nombreux chercheurs venant de plusieurs pays (France, Royaume-Uni, États-Unis, Maroc, Algérie, Tunisie, Hongrie, Israël, Espagne).

Comité scientifique historique

Benjamin Stora (historien)

Robert Gildea (professor of Modern History at the University of Oxford)

Douglas Porch (distinguished professor emeritus of National Security Affairs at the Naval Postgraduate School)

Tramor Quemeneur (docteur en histoire, chargé de cours à l’Université Paris 8)

Aïssa Kadri (professeur émérite des universités à l’Université Paris 8, associé au CNAM – Centre National des Arts et Métiers)

Comité scientifique culturel

Jean-Pierre Bénisti (fils de Louis Bénisti, artiste peintre et sculpteur, collaborateur du théâtre de Camus)

Nicole Cohen-Addad (réalisatrice d’archives orales d’acteurs du 8 Novembre 1942, fille de Compagnon du 8 Novembre 1942, présidente de l’association Les Compagnons du 8 Novembre 1942)

Comité d’organisation

Nicole Cohen-Addad (réalisatrice d’archives orales d’acteurs du 8 Novembre 1942, fille de Compagnon du 8 Novembre 1942, présidente de l’association Les Compagnons du 8 Novembre 1942)

Tramor Quemeneur (docteur en histoire, chargé de cours à l’Université Paris 8)

Ahmed Bedjaoui : professeur de cinéma à la Faculté des sciences de la communication, Université Alger 3

Jean-Pierre Bénisti : fils de Louis Bénisti, artiste peintre et sculpteur, collaborateur du théâtre de Camus

Ariel Carcienté : chercheur indépendant, chants et poésies d’Afrique du Nord, racines et traditions

Nicole Cohen-Addad : réalisatrice d’archives orales d’acteurs du 8 Novembre 1942, fille de Compagnon du 8 Novembre 1942, présidente de l’association Les Compagnons du 8 Novembre 1942

Robert Gildea : professor of Modern History at the University of Oxford

Patricia Gillet : conservateur général du patrimoine, responsable du pôle Seconde Guerre mondiale au Département Exécutif/Législatif des Archives nationales

Samir Hasni : étudiant, master 2 de recherche en Histoire au sein du laboratoire de recherches IMAF rattaché à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Aïssa Kadri : professeur émérite des universités à l’Université Paris 8, Associé au CNAM – Centre National des Arts et Métiers

Guy Krivopissko : historien, ancien conservateur du Musée de la Résistance nationale

Daniel Lee : vice-chancellor’s fellow, history department, University of Sheffield

Pierre-Jean Le Foll-Luciani : historien, chercheur associé à l’Université Rennes 2

Didier Mireur : conférencier et écrivain, président fondateur de l’Association pour le Rayonnement du Service Historique de la Défense (ARSHD), lieutenant-colonel de la réserve citoyenne Air

László Nagy : professeur émérite, département d’histoire moderne et d’études méditerranéennes, Université de Szeged, Hongrie

Eliane Ortega Bernabeu : chercheuse indépendante, fille et petite fille d’exilés républicains espagnols, née à Oran, y a vécu 18 ans, vit aux Iles Canaries

Orit Ouaknine-Yekutieli : docteur en histoire et anthropologie, département d’études du Moyen-Orient, présidente du Centre Haïm Herzog pour les études sur le Moyen-Orient et la diplomatie, Université Ben Gourion, Israël

Douglas Porch : distinguished professor emeritus of National Security Affairs at the Naval Postgraduate School

Tramor Quemeneur : docteur en histoire, chargé de cours à l’Université Paris 8

Luc Rudolph : directeur honoraire des services de la Police nationale, historien de la Résistance dans la police

Alain Ruscio : docteur en histoire, chercheur indépendant

Haïm Saadoun : doyen des Études académiques à l’ « Open University », Israël, directeur du centre de documentation sur les Juifs d’Afrique du Nord dans la Seconde Guerre mondiale, Institut Ben Zvi, Jérusalem, Israël

Alfred Salinas : chercheur en sciences politiques spécialisé dans l’étude de la société coloniale algérienne,  ancien universitaire, ancien journaliste de l’Agence France Presse

Guy Sitbon : journaliste, écrivain, Le Monde, Jeune Afrique, Le Nouvel Observateur, fondateur du Magazine Littéraire

Benjamin Stora : historien

Malcolm Theoleyre : professeur agrégé d’histoire, docteur de l’Institut d’études politiques de Paris

Pierre Uzan : fils de combattant de l’armée française dans la campagne de Tunisie

Bernard Valluis : fils de Compagnon du 8 Novembre 1942, trésorier de l’Association

Les présentations seront de 20 minutes, suivies de 5 à 10 min pour les échanges avec l’auditoire.

Dimanche 25 novembre 2018

Matinée 9:00 – 12:45 Présidence de séance : Tramor Quemeneur

9:00 – 9:30

Mot d’accueil du Musée de l’Armée

  1. Introduction

Bernard Valluis : Remerciements

Nicole Cohen-Addad : Bienvenue

  

9:30 – 11:00

  1. La Tunisie

Haïm Saadoun : Activités clandestines en Tunisie sous le régime de Vichy

Didier Mireur et Pierre Uzan : La campagne de Tunisie 1942-1943

Guy Sitbon : La vie quotidienne en Tunisie durant la Seconde Guerre mondiale

11:00 – 11:15 Pause

11:15 – 12:45

  1. Le Maroc

Orit Ouaknine-Yekutieli : La purge des franc-maçons, des communistes et des juifs au Maroc dans la Seconde Guerre mondiale

Douglas Porch : « Tous semblent mériter l’incrédulité » – La Western Task Force apporte la guerre au Maroc

Orit Ouaknine-Yekutieli : Politiques identitaires au Maroc sous le régime de Vichy, revendications pour une identité non-juive

Après-midi 14:30 – 18:30   Présidence de séance : Nicole Cohen-Addad

14:30 – 15:30

  1. Oran

Alfred Salinas : L’irrédentisme espagnol en Oranie sous le régime de Vichy (juillet 1940 – novembre 1942)

Daniel Lee : Un calme village anglais et un Juif d’Afrique du Nord : une improbable histoire de résistance française

15:30 – 15:45 Pause

15:45 – 16:45

5. L’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942

Robert Gildea : Que sont devenus ultérieurement les résistants du 8 novembre, les débuts d’une enquête (1943-1954)

Pierre-Jean Le Foll-Luciani : L’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942 dans la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962)

  

16:45 – 18:30

6. Résistants et autres acteurs

Nicole Cohen-Addad : Les femmes dans la résistance en Afrique du Nord dans la Seconde Guerre mondiale

Luc Rudolph : Henri d’Astier et les policiers d’Alger 

Samir Hasni : L’Algérie face à la Seconde Guerre mondiale : le cas des tirailleurs indigènes

Alain Ruscio : Les communistes (PCA et PCF) et les destinées de l’Algérie, 1940-1945 : engagements, hésitations, variations

Lundi 26 novembre 2018

Matinée 9:00 – 13:00 Présidence de séance : Guy Krivopissko

9:00 – 10:30

7. La situation coloniale

Aïssa Kadri : État colonial, indigénat et citoyenneté, en Algérie

Guy Krivopissko : L’analyse du général Catroux sur la situation coloniale au Maghreb

Benjamin Stora : Les répercussions du débarquement allié en Afrique du Nord sur les mouvements nationalistes algériens

10:30 – 11:00 Pause et dédicace de livres

11:00 – 13:00

8. Littérature

David Guedj : Travaux littéraires de fin de guerre sur

l’histoire de la Seconde Guerre mondiale au Maroc

9. Les camps d’internement

Eliane Ortega Bernabeu : L’exil républicain espagnol en Afrique du Nord et les camps de concentration en Algérie

Tramor Quemeneur : La mémoire des camps d’internement en Afrique du Nord à travers les archives de l’ARDIEP

10. Les archives

Patricia Gillet : L’Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale, des sources à explorer aux Archives nationales

Après-midi 14:30 – 17:30   Présidence de séance : Bernard Valluis

14:30 – 16:00

11. Un exemple de répercussions sur les forces de l’Axe

László Nagy : Les répercussions du débarquement en Afrique du Nord sur la politique du gouvernement hongrois

12. Musique

Malcom Théoleyre : Musique et politique à Alger entre 1937 et 1945, ou comment la musique classique algérienne naquit de la guerre

Ahmed Aydoun : La musique andalouse au Maroc, un style composite

Ariel Carciente : Edmond Nathan Yafil, fil conducteur des musiques du Maghreb, du 19ème au 20ème siècle

16:00 – 16:15 Pause

16:15 – 17:00

12. Cinéma

Ahmed Bedjaoui : Seconde Guerre mondiale, représentations cinématographiques vues du sol algérien : regards croisés ?

17:00 – 17:30

     13. Conclusion/Pistes de recherche

Tramor Quemeneur

Nicole Cohen-Addad

L’association “Les Compagnons du 8 Novembre 1942 – Actes de Résistance – Mémoire et Recherche (régie par la loi de 1901), a été fondée en 2014 dans le but de poursuivre les travaux de l’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942, créée à Alger dès 1943 et dissoute en 2012.

RAPPEL DES FAITS

Dans la nuit du 7 au 8 Novembre 1942, en Algérie et au Maroc, des patriotes organisés en réseaux se sont mobilisés pour permettre le débarquement des Alliés (américains, et britanniques sous uniforme américain) en neutralisant les représentants, et forces de Vichy, agents de la Révolution Nationale du Maréchal Pétain. Le succès de leur opération à Alger contrasta avec les évènements d’Oran et de Casablanca, où les pertes humaines furent considérables.

Ce fut le premier débarquement allié réussi de la Seconde Guerre mondiale sur le sol de France. L’action patriotique des résistants contre les forces de Vichy a marqué un tournant positif dans le cours de ce conflit mondial.

NOTRE MISSION

  • Entretenir la mémoire de ces résistants et de ces évènements
  • Susciter et encourager l’enseignement et la poursuite de recherche sur ces évènements

NOS ACTIVITÉS

  • Identifier les archives déposées dans des institutions qualifiées
  • Susciter les donations d’archives et de témoignages à de telles institutions
  • Réaliser des interviews de participants et de témoins
  • Organiser des conférences nationales et internationales, des séminaires et des ateliers de recherche
  • Organiser des opérations d’information dans les établissements scolaires
  • Encourager les recherches universitaires et extra-universitaires

Les Compagnons du 8 Novembre 1942

℅ Nicole Cohen-Addad

133, rue du Château

75014 Paris

contact@compagnons8nov1942.org

url : www.compagnons8nov1942.org

Tel : 06.19.13.89.27    

Ravivage de la Flamme jeudi 8 novembre 2018

Film du ravivage de la Flamme 8 novembre 2018

 

Photos du ravivage de la Flamme 8 novembre 2018

 

Le film et les photos sont d’Elsa Calando, fille de Jacques Zermati, qui dirigea la « prise » de la Préfecture d’Alger.

Sur la photo de membres, de gauche à droite : Francine Conchondon, dont the père, Félix Ayoun, est noté dans les annexes du livre de Michel Ansky (voir section Résistants dans ce site internet, 2e paragraphe) en tant que membre de la « salle Géo Gras », puis au groupe de la Préfecture, et aussi mentionné dans la liste des citations de 1946 à l’Ordre du régiment (sous le nom Hayoun Félix) ; Daniel Michard, dont le beau-père Henri Rosencher, fut un des Compagnons du 8 Novembre 1942 ; Christine Bouchara, dont le père Charles « Mickey » Bouchara, fut l’un des fondateurs de la salle Géo-Gras, et qui participa au groupe de la Préfecture, Elsa Calando (voir ci-dessus), Nicole Cohen-Addad, dont le père Raoul Cohen-Addad, participa à l’action au XIXe Corps d’Armée, et fut ensuite durant de nombreuses années le secrétaire général de l’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942.

Sur la photo du ravivage « collectif » de la Flamme, la présidente de l’association, Nicole Cohen-Addad, se trouve en 6e position de la chaîne du ravivage.

Présentation interactive au collège Montaigne le mardi 16 janvier 2018

Nicole Cohen-Addad a présenté à une classe du collège qui participe au Concours National de la Résistance et de la Déportation une série d’actes d’engagement et de résistance en Afrique du Nord pendant la seconde guerre Mondiale, développant le thème de la diversité des acteurs. Ceux-ci ont inclus à la fois des personnes privées de leur citoyenneté française par abrogation du décret Crémieux par le gouvernement de Vichy parce que désignées juives, des royalistes, des cagoulards, certains officiels de l’armée française, des Bretons, des Alsaciens, des Polonais (rattachés aux services de renseignements britanniques – Intelligence Service), et, lors de la reprise de la guerre contre l’Axe, les mobilisés « zouaves », tirailleurs algériens, et tirailleurs sénégalais.

Cercle de lecture samedi 16 décembre 2017 à Paris

Les Compagnons du 8 Novembre 1942

Actes de Résistance – Mémoire et Recherche

Compte rendu
Cercle de lecture 

du samedi 16 décembre 2017 

chez Liliane Temime-Girard 

 

Présents : Richard Bénatouil, Léone Jaffin, Francine Conchondon, Evelyn Mesquida, Liliane Temime-Girard, Jean-Pierre Bénisti (sur skype), et Nicole Cohen-Addad 

Après présentation des participants d’horizons très variés autour d’un délicieux kouglof et d’une “Stollen” brioche allemande au massepain, nous avons abordé les sujets suivants : 

Présentation par Nicole Cohen-Addad du livre La vie politique à Alger de 1940 à 1944 , d’Yves-Maxime Danan, éd. R. Pichon et R. Durand-Auzias, 1963 : 

Ce livre est bien structuré et détaillé. Pour les faits, l’auteur s’appuie sur des informations de témoins solides et d’acteurs de premier plan. Développant tout d’abord l’épanouissement du totalitarisme à Alger, “capitale de l’Afrique vichyste”, il a ensuite décrit le putsch du 8 novembre 1942 et ses conséquences politiques, et enfin la “restauration de la démocratie à Alger, capitale de la France combattante”. Nous avons abordé les deux premières sections. L’auteur décrit la vie politique officielle du régime de Vichy, ses détenteurs locaux, le consensus local; la vie politique clandestine, des conspirations infructueuses d’officiers, de réseaux de propagande, d’une conspiration décisive dont il décrit la naissance, l’unification, les contacts avec les Américains, le ralliement de Giraud, le développement de l’organisation de la résistance à Alger, des tractations d’Alger et de Cherchell, les derniers accord, les premières déceptions. Le putsch est ensuite décrit en détail : l’organisation, l’action, sa signification, son succès à Alger, les évènements à Oran et le putsch manqué au Maroc; les transformations militaires provoquées par le putsch, telles le vichyste sous protectorat américain, l’extension du refus du pouvoir sous Darlan, le triomphe du refus du pouvoir sous Giraud. 

Liliane Temime-Girard nous a ensuite “ fait voyager ” à Tipasa avec Albert Camus et nous a transmis ses notes sur Noces à Tipasa d’Albert Camus, éd. Gallimard, collection Folio, 1959 

Noces à Tipasa (première publication 1936) 

Dans “Noces à Tipasa” Camus évoque en un style singulier d’une grande poésie une journée de printemps parmi les célèbres ruines d’une ancienne nécropole gréco-romaine et d’une basilique chrétienne, tout près de Cherchell, au bord de la Méditerranée. 

Camus veut nous faire revivre l’enchantement ressenti au cours de ses promenades dans ce site exceptionnel Du passé gréco-romain il ne retient rien d’autre que la présence des Dieux qui parlent “dans le soleil”. ll célèbre avec ferveur et poésie les “noces” des ruines et du printemps sous un soleil brûlant avec sa lumière à gros bouillons et sa chaleur suffocante. Les ruines sont redevenues “pierres” et retournées dans la nature. 

Ce qu’il exprime avec un lyrisme joyeux ce sont surtout les perceptions, tous sens en éveil, et les sentiments qui font du moment présent, de sa présence aimante en ces lieux, un moment de bonheur étonnamment parfait. 

Vue, odorat, ,ouïe, toucher, goût, tous ses sens sont conviés pour percevoir, dans ses moindres aspects, la nature qui l’entoure et dans laquelle il baigne de tout son corps et de tout son coeur . En connaisseur de la flore locale, il nomme avec ravissement toutes les plantes qui envahissent ces lieux. 

Il se sent empli d’une joie tranquille avec la bonne conscience d’avoir fait son métier d’homme, d’avoir connu la joie du devoir accompli : celui d’avoir reçu en révélation la beauté de la nature et d’avoir su communier avec elle en ce lieu privilégié. 

A ce bien-être nourri de sensations physiques s’ajoute une révélation, le sentiment d’appartenance totale à ce coin de terre, et aussi l’intuition puissante qu’il accomplit son devoir d‘homme en étant là, témoin fusionnel de ces lieux qui l’accueillent en fils. 

Nous avons ensuite partagé quelques impressions et photos du voyage en Algérie que certains d’entre nous ont effectué du 2 au 10 novembre dernier, à Alger, Tipasa, et Cherchell où nous avons retrouvé la villa de Jacques Tessier, ou plutôt les murs en ruine de cette villa, dans laquelle avait eu lieu la réunion secrète avec les Américains et les Anglais quelques 2 semaines avant le débarquement. Là, nous avons pu aussi voir le trou de la fameuse “cave” dans laquelle s’étaient réfugiés le général Clark et autres lors d’une alerte. Nous avons parcouru les rues d’Alger à la recherche des maisons où nous avons vécu et grandi. Certains bâtiments sont rénovés de l’extérieur. Les appartements sont en relativement bon état tandis que les cages d’escalier sont souvent en piteux état. 

Nous avons aussi repéré les lieux témoins des évènements du 8 novembre 1942, tels que Fort L’Empereur, la grande poste, la salle Géo Gras, le 19ème corps d’armée, le 26 de la rue Michelet, le palais d’été. Sur les traces de Camus nous avons retrouvé son appartement, son école ainsi que l’emplacement des Vraies Richesses (d’Edmond Charlot) qui est encore une librairie. 

Le jour du 8 novembre nous avons déposé une gerbe au nom des Compagnons au cimetière privé de Dely Brahim, dans la section des soldats britanniques. 

Nous avons été bien accueillis par les Algériens. Un bémol, il y bien eu une conférence à Alger le jour du 8 novembre avec un britannique, un américain et un algérien à l’Institut national d’études de stratégie globale. L’ambassade de France leur avait proposé un historien français. L’institut a refusé. Et nous-mêmes n’avons pas été autorisés à y assister. 

Néanmoins ce voyage a été vraiment réussi et nous nous sommes sentis en sécurité à tous moments. Nous comptons y retourner. Nous avons un projet de journée d’études à Oran pour début mai. 

Nicole Cohen-Addad et Liliane Temime-Girard 

Colloque international dimanche 12 et lundi 13 novembre 2017 à Paris

Programme colloque 2017

 

8 Novembre 1942

75ème Anniversaire

Colloque international

12 et 13 novembre 2017

Musée de l’Armée

Auditorium Austerlitz

Paris, France

 

Le colloque international est organisé par l’association Les Compagnons du 8 Novembre 1942 – Actes de Résistance – Mémoire et Recherche, en alliance avec l’Association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques en Afrique du Nord (ARDIEP). 

Le colloque est soutenu par la Direction des patrimoines, de la 

mémoire et des archives (DPMA) du Ministère des Armées, le Musée de l’Armée, avec le concours de la  Fondation de la France Libre et du Service historique de la Défense (Ministère des Armées).

8 Novembre 1942

Débarquement Allié et Résistance en Afrique du Nord

Le débarquement allié en Afrique du Nord le 8 novembre 1942, aidé par l’action de la Résistance en Afrique du Nord, représente assurément un tournant majeur de la Seconde Guerre mondiale, avec la bataille de Guadalcanal dans le Pacifique et celle de Stalingrad (qui dure cependant jusqu’en 1943).

Soixante-quinze ans après le déroulement de « l’Opération Torch » en Afrique du Nord, il paraît important de revenir sur cet événement qui reste encore trop peu étudié en France. Il impose en effet de décentrer le regard de l’Europe vers l’Afrique du Nord, et de s’intéresser à des protagonistes dont beaucoup sont anglo-saxons.

Néanmoins, l’espace du débarquement allié se déroule sur un territoire qui est alors français : l’Algérie est un département français, le Maroc et la Tunisie sont des protectorats. De ce fait, la grande majorité des acteurs de cet événement sont français. Les problématiques par rapport à la France métropolitaine sont alors similaires : l’Afrique du Nord est prise en tenaille entre collaboration et vichysme d’un côté, et Résistance de l’autre. « La France de Vichy » étudiée par Robert Paxton a également existé sous la forme de « l’Algérie de Vichy », avec des permanences et des points communs, mais aussi des différences à étudier et à mettre en valeur. Ainsi, le « vichysme colonial » étudié par Jacques Cantier et Eric Jennings ou encore Christine Levisse-Touzé semble encore faire trop peu l’objet de recherches approfondies, et rester dans les marges d’une histoire pourtant fondamentale. Singularités qui marquent les modes et les formes des résistances en Afrique du Nord, particulièrement les évènements du 8 novembre 1942, ainsi que la diversité et la pluralité de ses acteurs. Si la Résistance et la collaboration ont leurs formes propres sous les colonies, leurs mémoires sont aussi différentes. De la même façon, les clivages sont également internes à la société coloniale dominée. Le contexte est important dans les orientations que va prendre le mouvement national algérien.

Il est ainsi important d’éclairer les événements de la Seconde Guerre mondiale en Afrique du Nord, et en Algérie en particulier, autour du débarquement allié du 8 novembre, afin de mieux en comprendre les enjeux et les conséquences, tant dans les événements ultérieurs (autour de la décolonisation notamment) que dans les mémoires et les représentations socio-culturelles et artistiques.

C’est autour de ce programme que des chercheurs français, anglais, américains et algériens se retrouvent à Paris les 12 et 13 novembre 2017 pour éclairer cet évènement majeur de la Seconde Guerre mondiale.

Comité scientifique historique 

Guillaume Piketty (professeur d’histoire contemporaine à Sciences Po (Paris), Associate Member of the Faculty of History and Visiting Fellow at Worcester College, University of Oxford). 

Tramor Quemeneur (docteur en histoire, chercheur post-doctorant à l’Université de Coimbra, Portugal). 

Aïssa Kadri (professeur émérite des universités à l’Université Paris VIII, Associé au CNAM – Centre National des Arts et Métiers).

Christine Levisse-Touzé (historienne, docteur ès lettres, ancienne directrice du Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris et du Musée Jean Moulin).

Comité scientifique culturel

Jean-Pierre Bénisti (fils de Louis Bénisti, artiste peintre et sculpteur, collaborateur du théâtre de Camus). 

Anissa Bouayed (historienne et commissaire d’expositions).

Comité d’organisation

Nicole Cohen-Addad (réalisatrice d’archives orales d’acteurs du 8 Novembre 1942, fille de Compagnon du 8 Novembre 1942, présidente de l’association Les Compagnons du 8 Novembre 1942). 

Tramor Quemeneur (docteur en histoire, chercheur post-doctorant à l’Université de Coimbra, Portugal). 

Malika El Korso (professeure d’histoire, département d’histoire, Université des sciences humaines et sociales, Alger 2). 

Dimanche 12 novembre 2017

Matinée 9:00 – 12:30 Présidence de séance : Guillaume Piketty

9:00 – 10:00

Mot d’accueil du Musée de l’Armée

  1. Introduction

Nicole Cohen-Addad et Bernard Valluis (cofondateurs de l’association Les Compagnons du 8 Novembre 1942 – Actes de Résistance – Mémoire et Recherche). Bienvenue.

Aïssa Kadri (professeur émérite des universités à l’Université Paris VIII, Associé au CNAM – Centre National des Arts et Métiers).  Les années 40, perspectives algériennes. 

Romain Choron (commandant, diplômé de Saint-Cyr, chef de la division d’histoire orale du Service Historique de la Défense). Le débarquement allié en Algérie du 8 novembre 1942 dans les archives orales du Service historique de la Défense.

 

10:00 – 10:45

  1. Le Maghreb pendant la Seconde Guerre mondiale : le contexte 

Christine Levisse-Touzé (historienne, docteur ès lettres, ancienne directrice du Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris et du Musée Jean Moulin). L’Afrique du Nord dans la guerre 1939-1945.

Ethan Katz (Associate Professor of History, University of Cincinnati). Le décret Crémieux  et son abrogation : implications pour les participants au “8 Novembre 1942”.

10:45 – 11:00 Pause

11:00 – 12:30

  1. L’organisation de la Résistance

Nicole Cohen-Addad (réalisatrice d’archives orales d’acteurs du 8 Novembre 1942, fille de Compagnon du 8 Novembre 1942, présidente de l’association Les Compagnons du 8 Novembre 1942). La diversité des acteurs du 8 Novembre 1942.

Luc Rudolph (ancien directeur des services actifs de la Police nationale et historien de la résistance dans la police). Les policiers dans la Résistance à Alger le 8 novembre 1942, acte de résistance.

Ethan Katz (Associate Professor of History, University of Cincinnati). Les chemins variés de la Résistance le 8 Novembre 1942 : Juifs et Musulmans.

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Après-midi 14:30 – 17:00     Présidence de séance : Guy Krivopissko

14:30 – 15:45

  1. Les camps d’internement

Nicole Cohen-Addad (réalisatrice d’archives orales d’acteurs du 8 Novembre 1942, fille de Compagnon du 8 Novembre 1942, présidente de l’association Les Compagnons du 8 Novembre 1942). Giraud et les “Pionniers Israélites”.

Jacob Oliel (chercheur indépendant). Les camps d’internement en Afrique du Nord.

Tramor Quemeneur (docteur en histoire, chercheur post-doctorant à l’Université de Coimbra, Portugal). L’internement des communistes en Algérie.

15:45 – 16:00 Pause

16:00 – 17:00

Bernard Sicot (professeur émérite, Université Paris Nanterre). L’internement en Algérie (1939-1943), témoignages de républicains espagnols.

     5. Les services de renseignements

Jean Medrala (chercheur indépendant, spécialiste des services de renseignements franco-polonais). Les services de renseignements polonais en Afrique du Nord (présentation par Nicole Cohen-Addad).

17:00 – 18:30 Rencontre avec les intervenants, dédicaces de livres

  • Les présentations seront de 20 minutes, suivies de 5 à 10 min pour les échanges avec l’auditoire. 

Lundi 13 novembre 2017

Matinée 9:00 – 12:30 Présidence de séance : Nicole Cohen-Addad

9:00 – 10:15

     5. Les services de renseignements (suite)

Sébastien Albertelli (historien, docteur en histoire). Le BCRA et l’Afrique du Nord.

     6. Le débarquement et ses répercussions

Guillaume Piketty (professeur d’histoire contemporaine à Sciences Po (Paris), Associate Member of the Faculty of History and Visiting Fellow at Worcester College, University of Oxford). La France combattante au cœur du maelstrom.

Douglas Porch (professor of National Security Affairs at the Naval Postgraduate School). “Le plus dangereux des intangibles” : le point de vue américain sur l’Afrique du Nord française, novembre 1942.

10:15 – 10:30 Pause

10:30 – 12:30

Robert Gildea (professor of Modern History at the University of Oxford). Les Britanniques entre Washington, Vichy et de Gaulle.

Guy Krivopissko (historien, ancien conservateur du Musée de la Résistance nationale). Les réactions au débarquement dans la presse clandestine en métropole.

Aïssa Kadri (professeur émérite des universités à l’Université Paris VIII, Associé au CNAM). Le mouvement national algérien et le débarquement américain : contexte, effets et positionnements.

    7. Conclusion de la section historique

Robert Gildea (professor of Modern History at the University of Oxford). Autour du 8 novembre 1942 : lectures d’hier, chantiers de demain.

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Après-midi 14:30 – 18:00   Présidence de séance : Tramor Quemeneur

14:30 – 16:00

  

     8. Figures intellectuelles/Vie culturelle et le 8 Novembre 1942

Guy Basset (chargé de cours FACO Paris, Faculté Libre d’Économie et de Gestion). La guerre, moment fort des éditions Charlot.

Christian Phéline (auteur de plusieurs études de micro-histoire de l’Algérie coloniale). Camus et quelques-uns de ses amis militants : du Parti communiste algérien au pacifisme puis à la Résistance.

François Vignale (conservateur en chef des Bibliothèques, docteur en histoire). La revue Fontaine.

Anissa Bouayed (historienne et commissaire d’expositions). Dans le sillage du Débarquement, nouveaux venus à Alger et nouveaux regards sur le monde colonisé : Marguerite Caminat et Baya.

16:00 – 16:15 Pause

16:15 – 18:00

Jean-Pierre Bénisti (fils de Louis Bénisti, artiste peintre et sculpteur, collaborateur du théâtre de Camus). L’Algérie des arts durant la seconde guerre mondiale autour d’Edmond Charlot, Max-Pol Fouchet et quelques autres.

Yahia Belaskri (écrivain). La vie culturelle en Algérie (1940-1945).

Françoise Assus-Juttner (avocat à la Cour, fille d’André Assus, Compagnon du 8 Novembre 1942, petite-fille d’Armand Assus, peintre, arrière-petite-fille de Salomon Assus, caricaturiste) : L’école d’Alger : inspirations et engagements par-delà l’horizon.

     9. Conclusion du colloque

Tramor Quemeneur (docteur en histoire, chercheur post-doctorant à l’Université de Coimbra, Portugal). Du débarquement aux prodromes de la décolonisation.

Nicole Cohen-Addad (réalisatrice d’archives orales d’acteurs du 8 Novembre 1942, fille de Compagnon du 8 Novembre 1942, présidente de l’association Les Compagnons du 8 Novembre 1942). Zones d’ombres : Une Résistance confisquée, le Corps Franc d’Afrique, Le 8 Novembre 1942 en 1956.

L’association “Les Compagnons du 8 Novembre 1942 – Actes de Résistance – Mémoire et Recherche (régie par la loi de 1901), a été fondée en 2014 dans le but de poursuivre les travaux de l’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942, créée à Alger dès 1943 et dissoute en 2012.

RAPPEL DES FAITS

Dans la nuit du 7 au 8 Novembre 1942, en Algérie et au Maroc, des patriotes organisés en réseaux se sont mobilisés pour permettre le débarquement des Alliés (américains, et britanniques sous uniforme américain) en neutralisant les représentants, et forces de Vichy, agents de la Révolution Nationale du Maréchal Pétain. Le succès de leur opération à Alger contrasta avec les évènements d’Oran et de Casablanca, où les pertes humaines furent considérables.

Ce fut le premier débarquement allié réussi de la Seconde Guerre mondiale sur le sol de France. L’action patriotique des résistants contre Vichy a marqué un tournant positif dans le cours de ce conflit mondial.

NOTRE MISSION

  • Entretenir la mémoire de ces résistants et de ces évènements
  • Susciter et encourager l’enseignement et la poursuite de recherche sur ces évènements

NOS ACTIVITÉS

  • Identifier les archives déposées dans des institutions qualifiées
  • Susciter les donations d’archives et de témoignages à de telles institutions 
  • Réaliser des interviews de participants et de témoins
  • Organiser des conférences nationales et internationales, des séminaires et des ateliers de recherche
  • Organiser des opérations d’information dans les établissements scolaires
  • Encourager les recherches universitaires et extra-universitaires

Les Compagnons du 8 Novembre 1942

℅ Nicole Cohen-Addad

133, rue du Château

75014 Paris

caddad18@gmail.com

Tel : 06.19.13.89.27    

 

Voyage en Algérie du jeudi 2 novembre au vendredi 10 novembre 2017

Photos du voyage en Algérie du 2 au 10 novembre 2017 (contributions de Jean-Marc Assayag, Jean-Pierre Bénisti et Gilles Bouchara)

Journal de bord de Jean-Marc Asssayag 

2 au 10 novembre 2017

Après une rencontre quelque temps auparavant chez Gilles Bouchara, où nous avons fait connaissance et appris les différentes étapes de notre voyage, nous avons quitté Paris, le 2 novembre 2017, depuis l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. 

Arrivés à Alger, nous avons attendu Gilles qui prenait un autre avion par Orly. Nous nous sommes rendus au Centre des Glycines où nous nous sommes installés. Après un peu de repos, nous avons dîné dans un restaurant proche des Glycines, dans l’hôtel où Gilles a logé. C’est là que Jean-Marc Assayag a retrouvé Kharima, une ancienne élève de Drancy, de 1971. Le mari de Kharima, Athmane, était présent ainsi qu’un autre ami. Athmane et Kharima nous ont éventuellement proposé de servir de taxi pendant notre séjour.

3 novembre :

Après un petit déjeuner aux Glycines, nous sommes allés changer de l’argent, chez un épicier du quartier.  Nous nous sommes ensuite rendus au centre d’Alger, à la Grande Poste. Après un moment à nous remémorer quelques souvenirs, nous avons pris la rue d’Isly, pour arriver au Milk Bar, place de l’Émir Abdelkader. Nous avons dépassé les anciennes Galeries de France et avons abordé le bas des Tournants Rovigo. Nous avons parcouru ces lacets jusqu’au square Montpensier. Nous avons pu avoir des échanges avec des habitants du coin. Le quartier Montpensier a rappelé Jean-Marc son enfance. Il y a retrouvé les commerces ainsi que son appartement. Nous y avons été reçus avec une grande gentillesse par la personne qui y habitait maintenant. Au bout de la rue, une ouverture nous permis d’accéder à accéder à la Casbah. Nous y avons fait une petite incursion. Puis nous avons visité ce qui reste de l’ancien hammam où Nicole Cohen-Addad et Jean-Marc allaient dans leur enfance. Nous avons ensuite descendu le boulevard Gambetta où Jean-Marc a retrouvé son école. Remontés vers le square, nous avons repris la voiture et sommes retournés à la Grande Poste. Là, nous avons pris le métro pour nous rendre au Salon du Livre où nous avons passé une partie de l’après-midi. Jean-Pierre Bénisti y a présenté un livre sur son père, le peintre sculpteur Louis Bénisti, ami de Camus, et qui avait entre autre dessiné la maquette du logo de l’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942. Puis, retour aux Glycines.

4 novembre :

Nous sommes passés devant le musée des Condamnés à mort. Puis nous nous sommes rendus dans la quartier Meissonier. Nicole a retrouvé, comme Jean-Marc la veille, de beaux souvenirs. Là encore, nous avons été bien accueillis. Nous avons ensuite visité le marché Meissonier qui n’a pas changé. Nicole nous a raconté quelques souvenirs de cette période, qu’étaient la guerre et les attentats, 300 bombes en une nuit dans cette rue, et une bombe en pleine journée au marché. Nous avons gagné la rue Michelet et sommes allés jusqu’au lycée de filles, Delacroix. Nous avons pu y entrer, en nous faisant tout petits !! Après avoir passé le tunnel des facultés, nous avons retrouvé la Grande Poste et sommes allés visiter les locaux de La Dépêche Algérienne. C’était splendide. Nous nous sommes rendus vers le « square » Bresson où l’on a pu voir l’ancien café, le Tantonville et l’Opéra. Le square était en travaux. Nous avons longé le port jusqu’à la piscine d’El Kettani. Nous y apercevions Notre Dame d’Afrique.  Dans l’après-midi, nous avons regagné les Glycines.

5 novembre :

Aujourd’hui, nous nous rendons directement en haut de la Casbah où se trouve la prison de Barberousse. Nous y avons rejoint notre guide, Wail. Il nous a conduits tout au long des dédales que constitue ce célèbre quartier d’Alger. Beaucoup de maisons abandonnées, en ruine. Nous avons rencontré un menuisier. En haut de sa maison, nous avions une splendide vue sue la baie d’Alger. Arrivés au bas de la Casbah, nous avons retrouvé ce qui était la Cathédrale d’Alger, transformée en mosquée. Nous avons marché dans la rue de la Lyre où nous avons vu le café où jouait le célèbre musicien Lebrati, dit Sassi. Sur le trottoir, on y trouve, en mosaïque, ses instruments. Puis, nous sommes allés visiter l’appartement de la famille Aboulker qui a participé activement à aider au débarquement des Alliés. Ensuite, nous sommes entrés dans ce qui reste de l’ancienne synagogue, qui est maintenant le local des scouts. Nous sommes retournés vers la place du Gouvernement où nous avons dégusté des beignets de chez nous !! Retour vers le square Bresson. Là nous arrivons devant l’opéra. Nous avons remonté le boulevard Gambetta, en passant par le marché de la Lyre. Passage à nouveau devant l’école Maihles où Jean-Marc a pu discuter avec 2 maîtresses de l’école. Arrivés au 17 Bd Gambetta, il a pu monter au 6ème étage et visiter l’appartement de ses grands-parents. Nicole est montée au 18 pour retrouver sa jeunesse. Ensuite, nous avons fini de grimper le boulevard Gambetta pour arriver à la prison de Barberousse, où nous avons visité l’école du boulevard de la Victoire où sa tante et son oncle étaient directeurs. Fin de la journée, retour aux Glycines.

6 novembre :

Direction Tipasa. Nous avons longé la côte. Nous y avons retrouvé une guide qui nous a fait parcourir les ruines de cette cité ancienne. Jean-Pierre nous a conté la plaque de Camus qui se trouve au milieu de ces ruines et sur laquelle a été gravé par Louis Bénisti une phrase de Camus : « Ici je comprends ce qu’on appelle gloire : le droit d’aimer sans mesure ». Le midi, nous avons mangé au restaurant puis nous avons rencontré plus loin un évêque à la retraite, dans sa chapelle.  

Puis, nous nous sommes rendus à Cherchell où nous avons découvert le monument commémoratif du débarquement des Alliés, en 1942, qui a été le point de départ de la Libération de l’Europe et de la France. En rentrant le soir, nous sommes allés au restaurant.

7 novembre :

Nous avons débuté la journée au musée des Beaux-Arts d’Alger où nous avons ou admirer quelques belles pièces antiques. Ensuite, direction Dély Brahim, le cimetière. Nous avons parcouru les allées de ce cimetière militaire où sont enterrés essentiellement des soldats britanniques. Il y a pourtant accolé à ce cimetière un secteur néerlandais, des tombes de la guerre 14-18, un cimetière allemand et un cimetière serbe. De Dély Brahim, nous sommes allés à Notre Dame d’Afrique. Cette cathédrale emblématique de la présence chrétienne en Algérie a pu être « visitée » par quelques-uns d’entre nous. De l’esplanade, nous avons admiré le point de vue vers Alger. En descendant de Notre-Dame d’Afrique, nous nous sommes rendus au cimetière de Saint-Eugène. Nous avons parcouru quelques carrés de tombes pour retrouver, pour certains, des membres de notre famille. Nous y avons été très bien accueillis par les jeunes de l’administration du cimetière. En fin d’après-midi, quelques-uns sont allés assister à la répétition d’un petit concert d’instruments « orientaux » au centre culturel Mouloud Feraoun.

8 novembre :

La journée a débuté à Dély Brahim, au cimetière. Là, nous a rejoints une membre militaire de l’ambassade de France, la capitaine Nora Zelazli. Devant le monument aux morts, nous avons déposé une gerbe en hommage aux soldats alliés morts pour notre liberté.La capitaine de l’Ambassade de France à Alger y prononça quelques mots. Puis, ce fut au tour de Nicole Cohen-Addad de donner une courte allocution, suivie d’une minute de silence. Nous sommes, ensuite, allés visiter l’hôtel Saint-Georges qui accueillit de nombreux officiers pendant la seconde Guerre mondiale.   Retour vers le centre d’Alger, la rue Michelet, la Grande Poste, le XIXème Corps d’Armée. Arrivés au lycée de l’Émir Abdelkader, ex-Bugeaud, nous avons discuté avec quelques lycéens, et un algérien, content de voir des français se rendre en Algérie. Nous avons effectué une nouvelle visite au cimetière de Saint-Eugène et nous avons roulé jusqu’à la Madrague, plage bien connue des algérois, mais plus reconnaissable, dans le mauvais sens du terme. Nous avons mangé dans un restaurant du coin et avons sillonné les bords de plage avant de rentrer sur Alger, en passant devant l’hôtel Aletti, en rénovation, et en longeant le port. Retour aux Glycines.

9 novembre :

Le matin, nous sommes retournés dans le haut des Tournants Rovigo. Nous sommes entrés à la direction de la Culture, et avons parcouru quelques belles constructions. Nous avons descendu le boulevard Gambetta jusqu’à l’école Mailhes puis sommes allés à l’Opéra. Nicole et Jean-Marc ont pu entrer dans ce lieu mythique où Nicole a pu se souvenir de ses premiers pas de « petit rat ». L’hôtel Terminus, tout près de l’Opéra, nous attendait pour nous rappeler quelques moments d’Histoire. L’après-midi, nous avons parcouru dans le quartier de Belcourt, les allées du jardin d’Essai. Puis, face au jardin, nous avons visité le musée des Beaux Arts. Nous avons ensuite cherché et trouvé l’école où Albert Camus, enfant, a commencé son éducation publique. Retour aux Glycines.

10 novembre : 

Dernier jour à Alger. La villa des Oliviers fut notre premier passage. Actuelle résidence de l’ambassadeur de France, elle fut pendant la seconde guerre mondiale le lieu de résidence du général Juin, en 1942, puis de de Gaulle en 1943. C’est ici que le 8 novembre 1942, Juin apprit l’imminence du débarquement allié en AFN. Il y fut arrêté par les résistants. Ensuite, nous allâmes jusqu’au fort L’Empereur. De là, nous sommes descendus vers Alger pour aller nous promener sous la pluie, à Bab El Oued. Puis un dernier parcours le long du port, le square Bresson et Les Glycines pour prendre nos affaires et rejoindre l’aéroport, direction Paris.    

Voir aussi un rapport du voyage dans le compte-rendu du cercle de lecture du 16 décembre 2017.                                                                                                                                                                                              

Cérémonie au cimetière militaire britannique de Dely Brahim, Algérie mercredi 8 novembre 2017

Au matin du 8 novembre 2017, nous avons déposé, avec l’accord de l’attaché militaire britannique, une gerbe au cimetière privé de Dely Brahim, dans la partie des Alliés. L’ambassade de France à Alger y était représentée par le capitaine de Frégate Nora Zélazli, adjointe à l’attaché de Défense, Vincent Roué. Présents parmi nous Raoul Russel, venu des États-Unis d’Amérique, Jean-Marc Assayag, Nicole Cohen-Addad, Kharima Kacemi (une ancienne élève de Jean-Marc Assayag) et son mari Athmane Khacemi.

Photos du dépôt de gerbe le 8 novembre 2017 en Algérie

 

Ravivage de la Flamme mardi 7 novembre 2017

Ravivage de la Flamme 7 novembre 2017

 

La cérémonie à l’Arc de Triomphe s’est déroulée en l’absence des personnes qui étaient en voyage en Algérie et qui donc avaient célébré l’évènement en Algérie (voir Cérémonie au cimetière de Dely Brahim le 8 novembre 2017). À Paris, étaient présents, entre autres, Elsa Calando et son mari, Joël Abécassis, Christine Bouchara, Daniel Michard, Ariel Carcienté, Colette Weinstein (de l’association Morial). Si vous étiez présents et non mentionnés ici, veuillez, SVP, nous contacter  en cliquant ici/click here

 

 

Conférence mardi 6 juin 2017 à Strasbourg

Le 8 novembre 1942 : 1er débarquement allié réussi en terre française, grâce à des patriotes français!

Dans la nuit du 7 au 8 Novembre 1942, en Algérie et au Maroc, des patriotes organisés en réseaux se sont mobilisés pour permettre le débarquement des Alliés (américains, et britanniques sous uniforme américain) en neutralisant les représentants, et forces de Vichy, agents de la Révolution Nationale du Maréchal Pétain, soucieux d’obéissance et de soumission à l’esprit de Vichy et hostiles à «l’ingérence étrangère» des Alliés. Le succès de leur opération à Alger contrasta avec les évènements d’Oran et de Casablanca, où les pertes humaines furent considérables.

Ce fut le premier débarquement allié réussi de la seconde guerre mondiale sur le sol de France. L’action patriotique courageuse des résistants contre Vichy a marqué un tournant décisif dans le cours de ce conflit mondial.

Présentations :

La diversité des acteurs

Nicole Cohen-Addad, présidente de l’association « Les Compagnons du 8 Novembre 1942 – Actes de Résistance – Mémoire et Recherche » (régie par la loi de 1901). L’association a été fondée en 2014 dans le but de poursuivre les travaux de l’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942, créée à Alger dès 1943 et dissoute en 2012. Nicole Cohen-Addad est la fille de Raoul Cohen-Addad, Compagnon, ancien secrétaire général de l’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942.

Une Résistance confisquée (Les oubliés de l’opération Torch)

Luc Rudolph, ancien directeur de la Police Nationale, historien de la Résistance des policiers pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Conférence samedi 8 avril 2017 à Paris

Compte rendu des VIèmes Rencontres

du 8 avril 2017

Tour de table : 

Elsa Calando, fille de Jacques Zermati, avocat, qui avait été en charge de la prise de la préfecture d’Alger, et qui avait réussi à se procurer la lettre originale de Giraud qui confinait les soldats juifs dans des camps de travail (Pionniers Israélites) pour les empêcher de recevoir de l’avancement Das l’armée, lettre qui avait ensuite était dévoilée par Henri Aboulker à son auteur, Giraud; Renée Wathier-Andreu, ancienne cadre de l’Education Nationale, historienne, qui, enfant, a été témoin du 8 novembre 1942; Yvonne Robert-Garouel, femme de Michel Robert-Garouel, Compagnon du 8 novembre 1942, qui était au XIXème Corps d’Armée avec le lieutenant-colonel Jousse; aussi auteur d’articles de fonds dans le journal Le Monde sur le 8 Novembre 1942; Jean Monneret, historien spécialiste de la guerre d’Algérie; Marc Vimont, journaliste spécialiste d’évènements historiques; Tramor Quemeneur, docteur en histoire, chargé de cours à Paris VIII, section Maghreb-Europe, et chercheur à Coimbra, Portugal, organisateur de la conférence de novembre 2017 à Alger; Christian Phéline, auteur d’ouvrages sur l’Algérie coloniale, entre autres “Camus, militant communiste, Alger 1935-1937, 2017”; AÏssa Kadri, sociologue; Andrée Bachoud-Tibika, ancienne enseignante, chercheuse sur les réfugiés espagnols dans les camps d’internement du Maghreb (Sables d’Exil, 2009); Joël Chemouilli, fils d’Henri Chemouilli, auteur du livre Une diaspora méconnue : les Juifs d’Algérie, 1977; Jean-Pierre Bénisti, fils de Louis Bénisti, peintre et sculpteur, ami de Camus, créateur du logo de l’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942 (1943-2012); Bernard Valluis, fils de Saadia Oualid, qui avait été avec Jacques Zermati assigné à la préfecture d’Alger dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942; Nicole Cohen-Addad, fille de Raoul Cohen-Addad, qui avait été assigné au XIXème Corps d’Armée, aussi ancien secrétaire général de l’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942;

Les présentations :

  1. Non-reconnaissance des actes de résistance du 8 Novembre 1942 : énigme     résolue! présentation de Luc Rudolph. Luc Rudolph n’ayant pu participé en personne, sa présentation avait été filmée auparavant.                    
  2. Des femmes dans l’action (travail en progrès), présentation de Nicole Cohen-Addad. Vos suggestions sont les bienvenues.  

Points discutés, partagés : 

-27-8-46 réunion secrète de refus d’homologation du groupe du 8 Novembre 1942 en tant que réseau (par action d’Henri d’Astier de la Vigerie, Germain Jousse était  présent)

-13-9-46 publication des résultats de cette réunion

-16-10-48 confirmation des décisions de 1946

-2-10-53 Essai de revue de la décision du 13-9-46, un an après le décès d’Henri d’Astier, sans suite

-rôle de la police la nuit du 7 au 8 novembre 1942, 2 équipes de 400 policiers qui ont suivi les ordres de leurs chefs résistants

-les archives concernant ces policiers ne sont pas sur sol français. Il va falloir explorer les archives en Algérie.

-Une étude des manuels scolaires d’histoire lors du dernier cercle de lecture a révélé une paucité d’abord du sujet du 8 novembre 1942 et du débarquement Allié en Afrique du Nord (une phrase ou rien, quelques flèches sur une carte ou rien)

-Le musée mémorial de Caen n’aborde pas du tout le sujet. C’est le “désespoir” jusqu’au 6 juin 1944

-Le 9 novembre 1942 dans le journal Le Matin : “…coups de Juifs….” (document joint) 

-133 rue Michelet : famille Salama

-Myriam Salama, étudiante avec Camus, mariée avec maître Deschezelles, avocat de Messali Haj, entre autres, décédée à l’âge de 100 ans

-12 bis boulevard du Telemly, villa de Mme Eva Deguerce, recevait des militants communistes, entre autres Camus. Elle crée un foyer franco-musulman pendant le Front Populaire

-Geneviève de Cugis (besoin de plus d’information sur ses actions)

-Paulette Melot, professeur dans le secondaire, dénoncée par une concierge, emprisonnée à Barberousse pour propagande communiste (tracts)

La présidente

Nicole Cohen-Addad

Cercle de lecture mardi 21 mars 2017 à Paris

Compte rendu 

Cercle de lecture du 21 mars 2017

Présents : Andrée Bachoud-Tibika, Corinne Bensimon, Francine Conchondon, Marc Vimont, Liliane Temime-Girard, Nicole Cohen-Addad, et sur skype : Maurice Ananou et Jean-Pierre Bénisti

Le 8 Novembre 1942 dans les livres scolaires 

Présentation : Liliane Temime-Girard

Ce qui frappe aujourd’hui, lorsqu’on examine la place occupée dans la mémoire collective par le débarquement allié en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre Mondiale, c’est sa méconnaissance ou sa faible résonance. On ne retient généralement du rôle joué par les alliés que le débarquement de 1944 en Normandie qui a engagé le déroulement de la victoire finale. 

A cela plusieurs raisons : la plus visible est qu’on peut visiter les lieux de mémoire des côtes normandes, très bien entretenues et de renommée internationale alors que les 3 pays d’Afrique du Nord devenus indépendants n’incitent pas aux visites commémoratives du premier débarquement. 

Mais on pourra analyser d’autres causes à cette méconnaissance. Etudions l’une d’elles:
La représentation de cet événement dans les livres scolaires. 

Ce sont les programmes officiels élaborés par le ministère de l’Education nationale qui dictent les contenus et les méthodes auxquels devront se conformer professeurs et auteurs de livres scolaires. Or on constate que les faits historiques ne peuvent être enseignés de façon objective et impartiale, dans la mesure où ils sont sous l’emprise de l’idéologie propre à chaque époque. 

Ainsi, dans les années 60 à 70, les manuels scolaires tendent à minorer ou même à passer sous silence la politique de collaboration de Vichy (de nombreuses familles de collaborateurs étant présentes sur le sol français) et insistent sur le rôle éminent joué par la Résistance française – sans toutefois s’appesantir sur l’horreur des camps de la mort, de ces génocides programmés et exécutés de façon scientifique , que les manuels scolaires récents à l’instigation des nouveaux programmes présenteron sans ambiguïté, reprenant l’expression évocatrice de massacres : ”guerre d’anéantissement“. 

Il s’agit de souligner l’action de résistance exécutée par le général de Gaulle et à juste titre toutes celles des Résistants en métropole afin d’alimenter le sentiment de fierté nationale.
En revanche la contribution des forces alliées pour la victoire sur l’Axe n’avait pas été mise en valeur dans les manuels scolaires et en particulier l’épisode du débarquement en Afrique du Nord rarement mentionné, comme si l’on évitait d’attribuer trop d’importance aux aides extraterritoriales qui ont pourtant été déterminantes pour la victoire finale. Quant à la Résistance menée en Afrique du

Nord qui a permis le débarquement des Alliés, et qui a été nommée “opération Torch, elle est pratiquement invisible.
Depuis 2012, les programmes et les méthodes ont changé, à l’instigation en partie des “nouveaux historiens”. 

On enseigne la Seconde Guerre Mondiale en 3ème et en 1ère, de façon synthétique et thématique, au détriment d’une succession chronologique des faits. Les nouveaux programmes de lycée (voies générales) conseillent de focaliser l’attention des élèves sur des moments historiques spécifiques, avec effet ”zoom” sur des documents significatifs tels que fragments de discours, slogans, photos, publicités, au risque de brouiller la trame chronologique. 

Examinons un manuel scolaire utilisé cette année au lycée Janson de Sailly : il s’agit du manuel d’Histoire et Géographie en 3ème, programme de 2012 (Nathan). Quatorze pages sont consacrées à la 2ème guerre mondiale. 

p 72 : les régimes totalitaires dans les années 30
Mise en regard des 2 systèmes URSS/Allemagne     Staline/Hitler
Documents iconographiques : Autodafé à Berlin ( 20000 livres brûlés de juifs, communistes, pacifistes, étrangers) 

p.76 : la Seconde Guerre Mondiale, “une guerre d’anéantissement”
une photo grand format sur l’arrivée des déportés à Auschwitz
en regard, une frise chronologique à commenter, aucune mention du 8 novembre 42 

p 78 3 cartes fléchées qui illustrent les progressions spatio-temporelles et les affrontements entre l’Axe et les Alliés, incluant les côtes d’Afrique du Nord 

P.80-84 : 3 sujets , la bataille de Stalingrad, la guerre du Pacifique, le génocide des juifs et des tziganes en Europe 

Si la faible représentation de l’opération Torch dans les manuels scolaires se justifie par les raisons pédagogiques esquissées ici, il nous incombe d’en restituer la mémoire et d’en souligner l’importance historique. 

Revue des manuels scolaires de 3ème et de 1ère chez Gibert Joseph (mars 2017) 

Présentation : Nicole Cohen-Addad

Années de publication : 2011-2016 

1ère : 37 manuels
3ème : 36 manuels, dont un manuel Antilles/Guyane 

Parmi ceux-ci 29 ne mentionnent ni textuelle ni cartographique sur le 8 Novembre 1942 

Exemples illustrés ci-dessous (voir Images en pièce jointes) :
Une phrase : classe de 1ère, sous la direction de Jean-Michel Lambin. Image No 1 Une “barre de chronologie avec mention” : classe de 1ère, sous la direction de Marianne Le Bris. Image No 2 

Une “barre de chronologie sans mention” : classe de 3ème, éditions Hatier. Image No 3
La résistance française (mentionnée en métropole seulement) : classe de 1ère, sous la direction de Bourel/Chevallier/Ciattoni/Rigou. Image No 4 

Une carte mondiale avec mention : classe de 3ème, éditions Magnard. Image No 5 Une carte sans mention : classe de 3ème, sous la direction de Christine Dalbert et Danielle Le Prado-Madaule. Image No 6
Un texte sur les Antilles pendant la seconde guerre mondiale avec information sur la présence de camps d’internement et de déplacement de population (5000 personnes) vers les îles anglaises alentour : classe de “Collège”, éditions Hatier international. Image No 7 

Les Européens d’Afrique du Nord dans les armées de la libération française, par Frédéric Harymbat (L’Harmattan) 

Présentation: Marc Vimont

F. Harymbat, universitaire, agrégé d’histoire, a reçu pour ce travail le prix des Cercles Algérianistes.

Son ouvrage retrace l’histoire politique et militaire de l’Afrique du Nord entre 1942 et 1945. C’est une oeuvre dense, nourrie de témoignages oraux ou écrits sur le vécu de la guerre du côté civil et militaire, d’extraits d’entretiens avec des résistants, des anciens combattants, d’extraits d’ouvrages d’officiers généraux et de personnalités politiques.
Parmi les sources d’information auxquelles l’auteur indique avoir eu recours figure en bonne place le fonds d’archives du Service Historique de la
Défense (SHD) de Vincennes. Grâce à la richesse des archives militaires disponibles, il a pu reconstituer comment la France est parvenue à se doter d’un nouvel outil militaire, apte à répondre aux exigences d’une guerre moderne.

Harymbat décrit et analyse un épisode de nature à intéresser particulièrement les membres de notre association, à savoir les dissensions politiques et les affrontements qui suivront en Algérie et au Maroc, entre d’une part les forces soumises à l’autorité de Vichy et d’autre part ceux qui voulaient se rallier sans délai aux Alliés débarqués le 8 novembre 1942. Les rivalités entre partisans du général de Gaulle et partisans du général Giraud, entre Forces Françaises Libres et armée d’Afrique sont expliquées sous leurs différents aspects avec un souci constant d’objectivité. 

La population européenne d’Afrique du Nord, quelle que fût son origine était habitée par un fort sentiment patriotique. Elle considérait que répondre à la mobilisation était un devoir auquel elle ne pouvait se soustraire. C’est l’Algérie qui fournit le contingent le plus élevé avec 120.000 hommes , vient ensuite le Maroc 41.000 hommes, et enfin la Tunisie avec 15.500 recrues, tous ayant le libre choix de leur affectation . 

Cette armée, équipée d’un matériel moderne fourni par les Américains, reprendra le combat contre les forces de l’Axe, d’abord dans la péninsule italienne, (Cassino,Garigliano, Rome), puis sur le territoire national (débarquement de Provence) et enfin sur le sol de l’Allemagne même. Des combats en première ligne où les troupes coloniales et l’armée d’Afrique vont payer un lourd tribut du sang. Le courage dont ils ont fait preuve, les sacrifices exceptionnels qu’ils ont consentis, les anciens combattants d’AFN reprochent à la France de n’en avoir pas pris la juste mesure. Ils ressentent comme une marque d’ingratitude la méconnaissance de notre histoire officielle en ce qui concerne le rôle majeur qu’ils ont joué entre 1942 et 1945 dans les combats de la Libération.

Conférence mardi 14 février 2017 à l’Institut de recherche Ben Zvi de Jérusalem

 

Le Centre de documentation du Judaïsme d’Afrique du nord pendant la Seconde

Guerre mondiale à l’institut Ben-Zvi a le plaisir de vous convier à une soirée

spéciale avec Nicole Cohen-Addad sur le thème:

Les Services de Renseignement en Afrique du Nord pendant la

Seconde Guerre Mondiale

Conférence présentée par : Nicole Cohen-Addad, présidente de l’Association « Les

Compagnons du 8 Novembre 1942 – Actes de Résistance – Mémoire et Recherche ».

Mardi 17 Février 2017 à 18:30

Institut Ben-Zvi, Jérusalem

Ibn Gabirol 14, Rehavia

Projection du film :

LES OMBRES DE CASABLANCA de Malgosha Gago & Boleslaw Sulik

En 2005 une commission Anglo-polonaise composée d’historiens de guerre a révélé

que la contribution des services secrets polonais pendant la 2ème Guerre mondiale

était considérable et pourtant inconnue.

Présentation par Nicole Cohen-Addad :

Travail de Recherche de M. Jean Medrala, spécialiste, auteur du livre Les Réseaux

de Renseignements Franco-polonais, 1940-1944, (éditions L’Harmattan, 2005), avec

autorisation de l’auteur.

Séance de questions et discussion (en français).

Modération: Prof. Haim Saadoun

Prof. Saadoun est historien, Directeur du Centre de documentation et Doyen des

études à l’Université ouverte d’Israël.

Contacter:

02-5398869

william@ybz.org.il

Conférence lundi 7 et mardi 8 novembre 2016

Compte Rendu des Rencontres des 7 et 8 novembre 2016

La cérémonie du ravivage de la Flamme, le 7 novembre au soir, à l‘Arc de Triomphe : 

Il faisait très froid!!! Nous avons eu tout de même la participation d’Elsa Calando, André Delas, Joël Abecassis, Bernard Valluis, Renée Wathier-Andreu, Andrée Bachoud-Tibika, Daniel Michard, Simy Herskovitch et Nicole Cohen-Addad. Les deux associations représentées ce soir-là étaient la notre et celle de la Légion d’Honneur du XVe arrondissement de Paris. M. Valery Giscard d’Estaing était présent et a engagé la conversation avec notre groupe par deux fois. Le général Dary, président du Comité de la Flamme, nous a autorisé à distribuer des plaquettes de l’association en fin de cérémonie. M. Constantin, en charge de la cérémonie, a demandé à en recevoir plusieurs exemplaires pour les membres du Comité de la Flamme.

Les Rencontres le 8 novembre, à la Fondation de la Résistance :

Le thème  en était : Les Services de Renseignements en Afrique du Nord, 1939-1945

Le film, Les Ombres de Casablanca, a été très bien accueilli. Il était très informatif.

Vous pouvez le visionner sur l’internet en utilisant les applications “Daily Motion” ou “You Tube”.

M. Jean Médrala, expert des Réseaux de Renseignements Franco-Polonais en Afrique du Nord, 1939-1944, nous a fait une présentation très fournie sur le sujet. Il a aussi participé å la discussion sur le film qui l’a précédé, et nous a notamment instruits sur les différentes étapes du système de codage Enigma des Allemands et les différents acteurs qui ont cassé les codes à travers les décennies.

M. Sébatien Albertelli, expert du BCRA, nous a renseigné sur sa création, sa structure et ses actions, en métropole et en Afrique du Nord. 

Guy Krivopissko, conservateur du MRN et conseiller historique de notre association a défini avec Nicole Cohen-Addad, lors de la Table Ronde, quelques projets discutés lors d’une première réunion d’historiens de l’association le 28 octobre 2016 : 

-publication, sur notre site internet, de noms des membres de l’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942 (environ 850), avec addition de biographies, l’information pouvant provenir de leurs familles, etc.

-portail internet sous l’égide du Musée de la Résistance Nationale

-travail de recherche sur les camps d’internement en collaboration avec le musée de l’Immigration

-Devenir des Compagnons du 8 Novembre 1942 durant la guerre d’Algérie

-Histoire de l’Association de la Libération Française du 8 Novembre 1942, à partir des archives de l’association, déposées au CNRS.

La présidente, Nicole Cohen-Addad 

Ravivage de la Flamme 7 novembre 2016

La cérémonie du ravivage de la Flamme s’est déroulée en présence du président Valéry Giscard d’Estaing, sur la photo, en pleine discussion avec un des membres de l’association, André Delas, ancien voisin et ami du général Germain Jousse, l’auteur du plan « Volontaire de Place ». Aussi présents sur la photo Joël Abécassis et Elsa Calando.

Conférence samedi 9 avril 2016

Les Compagnons du 8 Novembre 1942

Actes de Résistance – Mémoire et Recherche

Compte Rendu des IVes Rencontres

du 9 avril 2016

à la Fondation de la Résistance

à Paris

Présentations :

  1. Le général Jousse, par André Delas, un ami (entretien vidéo de Nicole Cohen-Addad et Liliane Temime-Girard)
  2. André Temime, par Nicole Cohen-Addad, à travers son rapport manuscript envoyé à Raoul Cohen-Addad dans les années 1980
  3. Du complot royaliste à l’exécution de Darlan, par Geoffroy d’Astier de la Vigerie, petit-fils de François d’Astier de la Vigerie

Table Ronde :

Modérateur : Guy Krivopissko, conseiller historique de l’association, conservateur du musée de la Résistance nationale (Champigny)

  1. Gestion des archives, quatre étapes : collecter, conserver, étudier, valoriser. Rappel de ces principes par Guy Krivopissko.
  2. Ouverture des nouveaux locaux du MRN le 27 mai 2018. L’association doit inciter nos adhérents au rassemblement des dons d’objets et de documents et à travailler activement avec le MRN pour  organiser l’agencement de cette exposition permanente sur le 8 Novembre 1942 dans un espace qui lui sera consacré.
  3. Formation d’un groupe d’historiens membres de l’association (Jean Monneret, Luc Rudolph, Guy Krivopissko, Renée Wathier-Andreu) qui nous aidera dans l’étude et la valorisation.
  4. L’association dans ses nouveaux statuts se définira comme “apolitique et de caractère laïque” (loi du 9 décembre 1905) (à voter en assemblée générale extraordinaire).

La présidente

Nicole Cohen-Addad

 

Conférence/Cercle de lecture/Ravivage de la Flamme, dimanche 8 et lundi 9 novembre 2015 à Paris

Les Compagnons du 8 Novembre 1942

Actes de Résistance – Mémoire et Recherche

Compte-Rendu des IIIes Rencontres

des 8 et 9 novembre 2015

Regards Croisés

Le 8 novembre à La Maison de la Meunerie Francaise

66, rue de la Boëtie

75008 Paris

Le 9 novembre à L’Arc de Triomphe à Paris

Le 8 novembre 2015, les conférences :

  • M. Luc Rudolph qui nous apporté un nouvel éclairage sur la participation de nombreux policiers à la nuit du 8 novembre 1942 ;
  • Le professeur Robert Gildea a détaillé l’implication des Britanniques dans l’opération Torch ;
  • Le professeur Douglas Porch, lui, nous a proposé une analyse du rôle des acteurs américains ;
  • M. Lucien Gozlan, l’un de nos adhérents, chercheur indépendant, nous a développé les actions et propose une analyse de la distribution des rôles et des acteurs  la nuit du 7 au 8 novembre 1942 ;
  • Mme Nicole Cohen-Addad a présenté un aperçu sur la diversité des acteurs dans les actions du 8 Novembre 1942.

Le 9 novembre 2015, 

  A. le club de lecture. 

  • le livre de Pierre Barjot, Une réussite stratégique : Le débarquement du 8 Novembre 1942 en AFN, éd. de Gigord, Paris 1946. Pierre Barjot  a entre autres participé à la conférence de Cherchell comme représentant français de la Marine. Présenté par Nicole Cohen-Addad ;
  • le récit de Mme Renée Wauthier-Andreu, l’une de nos adhérentes, membre du conseil d’administration, sur ce qu’elle a vécu, enfant, cette nuit-là, qui fut un tournant de la Seconde Guerre mondiale ;
  • un article publié dans la revue Histoire, No 88, 1986, p.50 : Pétain, Giraud, de Gaulle : la “comédie” d’Alger, par André Kaspi. Présenté  par Liliane Temime-Girard.

 B. En fin de journée, la participation de notre association au ravivage de la flamme sur la tombe du Soldat inconnu, à l’Arc de Triomphe de   Paris, fut pour les adhérents un vibrant moment d’émotion. 

La présidente    Nicole Cohen-Addad

 

Dépôt de gerbe par Nicole Cohen-Addad et Bernard Valluis, fils de Gérard Valluis (al. Sadia Oualid), Compagnon du 8 Novembre 1942, faisant partie du groupe qui avait « pris » la Préfecture dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942

Film Ravivage de la Flamme 9nov2015

Conférence vendredi 17 et samedi 18 avril 2015 à Paris

Compte Rendu des IIes Rencontres

Vendredi 17 et Samedi 18 avril 2015

Soirée du 17 avril

– Apéritif-retrouvailles 

– Présentation audio-visuelle par Daniel Michard, identification des personnages historiques du film

– Projection du film 1942, l’Opération Torch, de Jean Dréville, 1949. Premier film tourné sur « la prise d’Alger », selon la terminologie de l’époque

Après le film, échanges et débat, en présence de Mme Raya-Ginette Karsenty (sœur de Bernard), qui avait 15 ans à l’époque et fut témoin des préparatifs de la nuit du 7 novembre chez son oncle et ses cousins Aboulker. Mme Karsenty avait vu le film à sa sortie en 1949

Mme Renée Wattier-Andreu relata également quelques anecdotes sur ces journées à Alger (elle avait 11 ans)

 

Journée du 18 avril

Matinée :

– projection d’un message vidéo de M. Jacques Zermati félicitant les fondateurs de l’association et encourageant tous ses membres à y travailler activement (apporté par sa fille, Mme Elsa Zermati-Calando)

Deux communications

La salle Géo-Gras : témoignage de M. Daniel Bacry qui, à 16 ans, fit partie des résistants organisés dans cette salle de boxe

Raphaël Aboulker, son rôle dans la préparation de l’Opération Torch, par sa fille Mme Myriam Aboulker

Assemblée générale extraordinaire

  • Ratification des règlement intérieur et code éthique 
  • Adoption des modifications des statuts
  • L’association postulera au musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne (ceci permettra l’accès au conseil scientifique du musée et d’obtenir le statut « d’utilité publique »)

Atelier photos 

. Projection émouvante d’une remise de médailles après la guerre, filmée par Raoul Cohen-Addad. Ont été reconnus parmi d’autres Charles “Mickey” Bouchara, Émile et Florence Atlan.

. Les personnes figurant sur les photos scannées par Elsa Calando ont toutes été identifiées par Myriam Aboulker ; ces scans sont centralisés chez Paule Atlan-Wyplosz.

D’autres photos ont été apportées dont les personnages n’ont pas pu être identifiés.

Déjeuner-buffet et table-ronde :  

Projets en développement et propositions

. Nicole Cohen-Addad : site internet : deux devis disponibles, un troisième à trouver ;  

diffusion aux adhérents des archives numérisées ; club de lecture ; musée en ligne à long terme ; établir les listes des quelques 400 résistants, enquêter sur le rôle des 13 Bretons, des 50 Alsaciens, et des 800 gendarmes restés « sans réaction » pendant la nuit du 7 novembre ; commémorer les 75 ans du 8 Novembre 1942 par une conférence à Alger, en 2017

. Christine Bouchara et Paule Atlan-Wyplosz : poursuivre la recherche sur le rôle des femmes, diffusion d’« avis de recherche » sur des femmes identifiées mais dont le rôle demande à être précisé

Paule Atlan-Wyplosz : le logo et la « marque » de l’association sont en phase finale de dépôt ; continuer le projet « atelier photo » (en garde la charge)

. Renée Wattier-Andreu : rendre au 8-Novembre 42 son rôle historique, dans les livres scolaires entre autres

. Daniel Michard : étudier le rôle du mouvement Combat

. Liliane Temime-Girard : continuer à étoffer la liste de livres et créer un club de lecture ; élaborer une BD : a rencontré un archiviste du musée de la Résistance nationale scénariste de BD. Le projet prendra au moins un an et demi. Connexions résistance métropolitaine et AFN

. Joël Abécassis, non présent, Christine Bouchara et Paule Atlan  vont rechercher les familles des Compagnons (listes remises à Nicole par Bernard Pauphilet) 

. Bernard Valluis, non présent : aide au dépôt d’archives pour les adhérents, choix et démarches ; assurer la relève, intéresser des jeunes gens et surtout les descendants

. Mme Brigitte Molkhou (fille de Paul Molkhou), non présente : avait soumis en novembre 2014 l’idée d’établir des monographies

. Daniel Michard : compléter les annuaires, les listes des groupes, élaborer un trombinoscope

. Myriam Aboulker : propose que l’association ait un blog et soit présente sur les réseaux sociaux

. Caroline Durand : étayer et renforcer la communication extérieure de l’association, sa fille pourrait aider à créer le site internet

. Elsa Calando : souhaite le rayonnement de l’association 

. Renée Wathier-Andreu : plus de réunions et de rencontres afin de mieux se connaître et échanger les connaissances sur les 8-Novembre, thème de recherche possible : la guerre dans la Méditerranée ; envoyer des délégués à diverses cérémonies

.  Jacques Karoubi : se propose d’aider à la numérisation des documents, aidera pour le choix du créateur de site internet après réception du 3e devis ; sa sœur va en Algérie en octobre prochain, elle prospectera pour le projet de conférence à Alger en novembre 2017

Après-midi :

– Hommage est rendu aux Compagnons disparus, et récemment MM. Bernard Pauphilet et Charles Boumendil, par une minute de silence

Reprise des communications

Les minutes de la nuit du 8 Novembre 1942 : exposé audiovisuel enregistré de Lucien Gozlan, sur les actions tactiques des différents groupes de résistants dans la nuit du 7 au 8 novembre (interview de Nicole Cohen-Addad)

L’archivage des documents et objets, informations pratiques : Myriam Aboulker sur l’offre du musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne ; Nicole Cohen-Addad sur différentes institutions en France, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Israël. Nos recommandations pour les objets sont de les déposer au musée de la Résistance nationale. Quant  aux documents, le mieux est de prendre contact avec Peggy Frankston, correspondante en France de l’Holocaust Memorial Museum avant de les déposer où que ce soit. S’ils présentent un intérêt pour le Memorial, celui-ci les fera numériser et en remettra une copie au donateur, qui pourra ensuite déposer ses archives dans l’institution de son choix. 

Échanges

. Internet : les entrevues réalisées par Nicole sont consultables, elle indique le chemin = www.ushmm.org en milieu de page à gauche cliquer sur search collections, puis dans la page qui se présente ensuite cliquer sur collections search  à droite de l’étoile jaune puis remplir en haut à gauche : Nicole Cohen-Addad - liste des entrevues disponibles- cliquer sur la photo de l’interviewé que vous voulez visionner

. De l’avis général, désormais les rencontres des Compagnons du 8 Novembre 1942 se feront plutôt sur une seule journée. 

. Celles du 8 novembre 2015 pourraient être suivies le 9 d’une réception à l’Hôtel de Ville de Paris et d’une cérémonie à l’Arc de Triomphe. 

Pour la conférence même, le 8, nous avons acquis la participation de l’historien français Luc Rudolph qui fera une présentation sur le rôle de la police dans la préparation et les actions du 8 novembre 42. 

Nous essayons d’obtenir la participation d’un historien britannique et d’un historien états-unien. 

André Delas qui n’a pu donner sa communication sur le général Jousse pourra le faire ce jour-là.

 

La présidente

Nicole Cohen-Addad

Conférence vendredi 7 et samedi 8 novembre 2014 à Paris

Compte-rendu des Ieres Rencontres des 7 et 8 Novembre 2014

à la fondation de la Résistance

Paris

Liste des participants (par ordre alphabétique):

Abécassis Joel Grymberg Michelle (née Medioni)

Aboulker Myriam Karoubi Jacques

Achouche Carole Levy Annie 

Ankaoua Fabienne Médioni Jean-Pierre

Azoulay Nicole Médioni-Samama Marianne

Bacry Daniel Michard Daniel

Bouchara Christine Molkhou Brigitte

Bouaziz Frédérique Monneret Jean

Cerf Martine Robert-Garouel Yvonne

Cohen-Addad Nicole Saly Pierre

Conchondon Francine Sebaoun Danièle

Delas AndréTemime Liliane

Durand Jean-Paul Valentin Jean-Marc

Desouches Marie-Brigitte Valluis Bernard

Wathier-Andreu Renée

Wyplosz Paule

Zermati Elsa

Réunion du 7 novembre 2014

Après accueil et inscription des participants les travaux ont été ouverts par une conférence de Madame Christine Levisse-Touze qui a passé en revue les conditions historiques en France et en Algérie avant le 8 novembre 1942, puis Monsieur Christophe Muel a présenté le documentaire réalisé pour la télévision « L’operation Torch », avant la projection du film.

Réunion du 8 novembre 2014

Au cours de la journée, les participants ont pu suivre  et débattre les présentations suivantes :

Krivopissko Guy, Musée de la Résistance Nationale à Champigny M relations avec les Archives Nationales, possibilité de déposer nos archives personnelles et historiques (objets et documents)

Malassis Franz, Fondation de la Résistance : revue des bénéfices de dépositions d’archives et des risques à ne pas le faire (détournement, vente, détérioration, disparition)

Frankston Peggy, United States Holocaust Memorial Museum : propositions de collaboration pour la conservation d’archives et pour des interviews en France/ Afrique du Nord 

Verdes-Leroux Jeannine : présentation sur la préparation du livre de José Aboulker

Oliel Jacob :  présentation sur les camps d’internement en Afrique du Nord

Danan Philippe : présentation “une famille dans TORCH”

Par ailleurs  les membres ont tenu l’Assemblee Générale de l’Association à l’issue de laquelle ont été listés les projets proposés par les participants pour établir le programme des activités futures :

Création d’un site internet

Club de lecture

Musée en ligne

Avocat pour l’association

Témoigner, rectifier, conférence, publications, description monographique

Rester en contact, éviter l’occultation du 8 nov 42

Revoir l’histoire, les rôles des différents participants au 8 nov 42

Etudier le recrutement des résistants du 8 nov 42

Lister les volontaires, exhaustivité du réseau des 400

Détailler les relations entre les membres du réseau

Actions des femmes

Les francs-maçons et le 8 nov 42

Rôle du mouvement Combat

Liens entre résistants en France et résistants en Algerie

Rendre au 8 Novembre 1942 son importance historique

Faire déplacer la place du 8 novembre 1942

Le souvenir du 8 nov 42

Participer aux travaux de numérisation des documents

Fonds commun d’archives

Rassemblement de photos archives et identification des sujets sur les photos

La présidente

Nicole Cohen-Addad